La contagion
La varicelle est très contagieuse : le virus se transmet par contact direct (bouton) ou par aérosol : toux, éternuements, air expirée sous toutes ses formes, dès la période d’incubation qui dure une à deux semaines (intervalle de temps entre la contamination et les premiers symptômes)., c’est à dire avant même l’apparition des symptômes chez le sujet malade, et bien sûr; pendant toute la période de maladie.
La plupart des enfants attrapent la varicelle dans une période d’épidémie à la crèche ou à l’école. Il est très difficile de l’éviter.
Après avoir été malades, ces enfants sont protégés contre la maladie pendant toute leur vie car leur organisme a appris à fabriquer des anticorps anti-varicelle qui lutteront contre le virus.
Quelques enfants échappent à la varicelle, ils peuvent alors l’attraper à l’âge adulte puisqu’ils n’ont pas été immunisés sauf s’il se font vacciner avant.
La maladie en elle-même
Les tous premiers signes de la varicelle peuvent être discrets (légère fièvre, toux, rhume) ou se présenter directement sous la forme de bouton (officiellement on parle de vésicules) sans autre signe.
L’éruption de vésicules se généralise ensuite en deux à quatre jours et touche toutes les parties du corps. Les démangeaisons sont très fréquentes surtout chez les enfants.
L'évolution des boutons se fait en plusieurs étapes:
- étape initiale du bouton :
une petite tâche rouge, fugace parfois à peine visible.
- étape des vésicules :
le bouton prend en quelques heures l’aspect d’une petite bulle remplie d’un liquide transparent (gouttelette de rosée) comme une petite cloque.
- étape de guérison : la vésicule sèche en deux à trois jours et laisse place à une croûte qui tombe au bout d’une semaine.
- étape cicatricielle : une tache rouge ou blanche. Les cicatrices s'atténuent généralement en quelques mois. Il est recommander d’éviter de les exposer au soleil car on risque de les colorer définitivement.
En tout dons cela prends une bonne dizaine de jours.
Les inconvénients de la varicelle
Ce qu’il y a de plus ennuyeux avec la varicelle, c’est le prurit (démangeaisons) : les boutons grattent beaucoup et les enfants ont tendance à se gratter pour se soulager.
Parfois, la varicelle prend une forme tellement légère que la maladie peut passer inaperçue. Cela n’empêche pas l’immunité par la suite.
A l’inverse, la maladie peut être grave, soit parce que le virus est très virulent et les signes cliniques importants avec de nombreux boutons, soit parce que le patient est fragile comme les personnes immuno-déprimées, les personnes atteintes d’un cancer, celles qui ont un traitement de chimiothérapie.
La maladie peut-être lourde de conséquences chez la femme enceinte ; en effet, le virus peut infecter le bébé qu’elle porte, provoquer des malformations si la varicelle est contractée pendant les premiers mois de la grossesse ; le bébé peut aussi naître avec la varicelle.
Ce n’est pas la peine de traiter une varicelle
On guérit tout seul de la varicelle mais le médecin prescrit des médicaments pour diminuer les démangeaisons : ces médicaments s’appellent des anti-histaminiques. Il prescrit aussi un produit antiseptique à passer sur les boutons pour éviter qu’ils ne s’infectent et ne laissent des cicatrices indélébiles. Aujourd’hui, les antiseptiques sont incolores on ne met plus de mercurochrome et surtout pas sur le visage.
Depuis quelques temps, les médecins sont invités à ne plus prescrire d’anti-inflammatoires si l’enfant est suspect d’avoir la varicelle : en effet, certains anti-inflammatoires sont largement prescrits pour faire diminuer la fièvre chez l’enfant et ils sont aussi auto-administrés par les parents. Alors attention : si votre enfant a de la fièvre, qu’il y a une épidémie de varicelle dans son entourage et qu’il n’a lui-même pas eu la varicelle, ne lui donnez pas d’anti-inflammatoires, demandez conseil à votre médecin.
Par ailleurs, il faut penser évidemment à couper court les ongles des enfants et à les garder propres pour diminuer le risque de blessure s’ils se grattent ainsi que le risque de surinfection.
Il n’y a pas de mesures particulières d’isolement des malades puisque la période de contagion commence avant l’apparition de la maladie : mais il vaut mieux garder les enfants à la maison jusqu’à ce qu’ils se sentent mieux, c'est-à-dire au bout de 5 à 6 jours.
Quand les signes cliniques sont importants : par exemple une très grosse éruption, un prurit qui empêche de dormir, l’apparition de signes pulmonaires ou neurologiques, le médecin peut proposer une hospitalisation. Exceptionnellement, un anti-viral peut être prescrit.
Les malades immuno-déprimés savent qu’ils sont mal protégés contre les maladies microbiennes. Ils doivent éviter les enfants en période d’épidémie. Il est possible de leur prescrire un médicament anti-viral.
La prévention par le vaccin
Les
vaccins anti-varicelle font leur apparition en France.
Ils sont largement utilisés depuis des années au Japon, aux USA…
Un examen sanguin
Pour protéger les femmes enceintes, le meilleur moyen est la prévention en sachant que la plupart d’entre elles ont contracté la varicelle pendant leur enfance.
Les femmes peuvent faire un examen sanguin appelé sérologie de la varicelle pour savoir définitivement si elles ont eu la varicelle dans l’enfance : en effet, on peut doser dans le sang les anticorps anti-varicelle que l’organisme a fabriqué au moment de la maladie : on dira alors que la sérologie est positive si les anticorps sont présents et lorsqu’elle sera enceinte, la femme n’aura aucun risque d’attraper le virus et donc de transmettre le virus à son bébé. Si elle n'est pas immunisé, et qu'elle n'est pas encore enceinte, une vaccination peut être envisagée. En cas de grossesse, la femme devra être prudente et éviter les contacts avec les jeunes enfants susceptibles d'avoir la varicelle.
La varicelle et le zona
Le virus de la varicelle a une particularité : après avoir donné la maladie varicelle, il va aller se nicher au bout des nerfs vers la moelle épinière dans des structures nerveuses qui s’appellent ganglions et parfois à l’âge adulte, au moment d’une fatigue, d’un stress, d’une période d’immuno-dépression… il arrive qu’il se réveille et qu’apparaisse alors un zona.